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J'ai acheté cette imprimante à 300€ quand j'avais 13 ans. Après huit ans à prendre la poussière dans un coin, j'ai décidé de la ressortir. Ce qui devait s'arrêter à un dépoussiérage s'est transformé en refonte complète.
Projet en cours · Série Reddit "Am I going too far?"
300€ quand j'étais au collège. Pour un gamin, c'était beaucoup d'argent. Je ne l'ai pas regretté une seconde.
Je me suis bien amusé avec elle, à calibrer, régler les paramètres, comprendre pourquoi une impression ratait. Pour un collégien, c'était une vraie machine à explorer.
Les années lycée sont passées. L'imprimante a suivi, sans vraiment le décider. C'est juste la vie qui fait ça parfois.
Elle a pris la poussière dans un coin pendant huit ans, toujours là, toujours fonctionnelle en théorie. Je ne pensais plus vraiment à elle.
Au boulot, je me suis retrouvé à travailler régulièrement avec des imprimantes 3D. Ça a suffi à rallumer quelque chose.
J'avais une machine qui dormait à la maison depuis des années. C'était dommage de la laisser là.
La CR-10 d'origine, c'était bien pour l'époque. Mais en 2024, elle demandait trop de surveillance, trop de temps à la faire tourner pour des résultats corrects. Premier round d'upgrades :
C'est là que j'ai voulu passer au double-Z avec Z-tilt, c'est-à-dire deux moteurs indépendants sur l'axe Z pour compenser automatiquement le manque de niveau. Sauf que le Mini E3 n'a que 4 drivers de moteurs, ce qui n'est pas suffisant pour gérer tout ça.
Direction la chasse aux bonnes affaires.
Un lot Manta M8P (carte mère 8 drivers) + CB1 (companion board Linux embarqué) pour 70€, acheté un peu vite sans trop réfléchir. Le problème est immédiat : elle est bien trop grande pour le boîtier stock de la CR-10. C'était l'occasion de faire les choses proprement : boîtier entièrement sur mesure, connecteurs en façade, câbles fait-main, détachable et réutilisable sur une future machine.
Pour la tête d'impression, j'ai opté pour des connecteurs GX d'aviation :
Les connecteurs sont de tailles différentes pour éviter tout branchement accidentel. Le résultat est fini, propre, facile à déconnecter.


Je suis passé au fablab local pour imprimer les pièces manquantes. Au programme :
Il restait encore le routage des câbles et la configuration Klipper. La partie logicielle prend autant de temps que le hardware. On l'apprend toujours un peu tard.
J'ai activé le double Z, réglé le Z_TILT (calibration automatique de l'horizontalité du plateau), installé le plateau PEI magnétique, branché un écran et écrit les macros de démarrage et fin d'impression. Un soir, j'ai lancé un Benchy.
Premier essai : l'impression a décroché en milieu de route, avec des layer shifts aléatoires partout. La vitesse et l'accélération n'avaient pas été réglées.
Deuxième essai : l'impression est allée jusqu'au bout, avec des layer shifts incohérents sur toute la hauteur.
Troisième essai : j'ai trouvé une poulie légèrement desserrée, que j'ai resserrée. Le Benchy est sorti propre.



// stack technique complète
Carte mère & contrôle
Mécanique & tête
Firmware & config
Connectique & finitions
État actuel
La machine est en service, accessible depuis le réseau. La précision est bonne, les problèmes rares, au point de pouvoir lancer une impression sans la surveiller toutes les cinq minutes. Les gros volumes passent sans souci.
Le vrai facteur limitant reste l'architecture de la machine : volume d'impression contenu et cinématique cartésienne qui plafonnent la vitesse et l'accélération. C'est ce qui a alimenté l'idée du projet suivant.
En service